En finir avec cette mauvaise habitude : « Ne saute pas ! »

 

Sauter sur les gens pour les saluer fait  partie des comportements les plus gênants  de nos chiens.

Qu’ils soient petits et déposent les marques de leurs pattes sur les pantalons de préférence clairs, ou qu’ils soient grands et posent leurs pattes sur les épaules des arrivants, ce genre d’attitude lors d’une rencontre amicale crispe le sourire même des cynophiles convaincus, d’autant plus par temps humide ! Pourtant, qu’il s’agisse de leur maître ou qui ce se soit d’autre : le chien exprime de cette façon sa joie et sa bonne humeur !

Lui apprendre à saluer d’une façon plus appropriée

Alors qu’un jeune chiot lèche la gueule de ses parents pour quémander de la nourriture, les  chiens adultes qui se connaissent et entretiennent de bonnes relations, se saluent souvent en se touchant la gueule. Et comme l’humain est debout, le chien essaie de lui lécher le visage…

Plus tôt on apprend à son chiot que c’est une façon indésirable de montrer sa joie de voir son maître, mieux c’est.  Désapprendre ce geste à son chien adulte sera un peu plus long, mais également efficace en procédant selon le principe simple : Il faut apprendre au chien une façon plus appropriée de saluer, en lui tendant une main qu’il pourra sentir et lécher ensuite.

Chez un chiot ou chez un chien adulte de petite taille, il faudra de se baisser pour permettre  au chien de sentir et de lécher la main.

Comment calmer un chien au tempérament vif

Chez des chiens au tempérament plus vif, il est utile de calmer d’abord leur enthousiasme en leur demandant « assis », avant de leur tendre la main. C’est seulement après quelques secondes qu’il aura le droit de venir saluer et de recevoir des caresses. Après avoir appris de saluer son maître sans sauter, le chien appliquera son nouveau comportement aux autres personnes.

Pour l’empêcher de sauter sur les visiteurs à la porte, Il est très utile d’apprendre au chien de s’asseoir près de son panier dès qu’on sonne à la porte. Il a le droit de saluer les invités seulement une fois qu’ils seront par exemple assis sur le canapé.

Quand ils sautent pour réclamer quelque chose

Par ailleurs, les chiens ne sautent pas seulement pour saluer : ils peuvent également sauter pour quémander une friandise ou pour récupérer un jouet. Ils le font parce qu’ils ont constaté que cela fonctionne et qu’ils obtiennent de cette façon ce qu’ils réclament.

Certains maîtres s’amusent de ces tentatives alors qu’il s’agit du comportement d’un chien mal éduqué… à qui on n’a pas appris des limites. Ou bien d’un chien de petite taille qu’on a habitué par paresse à sauter pour recevoir une friandise ou pour récupérer la balle parce que le maître n’avait pas envie de trop se baisser.

Rien n’est perdu pour autant :  il est efficace de se détourner et d’ignorer le chien pour qu’il comprenne que son comportement est indésirable.

Parfois, c’est juste   une excitation momentanée  

Il peut également arriver qu’un chien saute sur son maître pendant des activités de jeux. Cela n’a rien à voir avec une tentative de « domination », mais juste avec l’excitation. Le mieux est de faire une petite pause pour que le chien se calme, avant de continuer à jouer.

Quoi qu’il en soit : une fois la mauvaise habitude installée, il prendra du temps avant que le chien ne comprenne qu’il ne faut pas sauter : comme dans tous les domaines, c’est  avec patience et conséquence  qu’on y arrivera !

Renforcer le lien avec son chien

Plus de complicité, plus de coopération, plus de plaisir !

Peu importe la race, certains chiens sont par nature plus distants, moins joueurs, plus

difficiles à motiver que d’autres pour s’activer avec leur maître. Voici comment les

entraîner.


Même si les chiens se distinguent des autres animaux par leur envie de coopérer avec les

humains, le degré de cette « volonté de plaire » peut varier d’une race à l’autre, et même au

sein d’une race. Il y a même des border collies, pourtant réputés pour leur enthousiasme à

faire plaisir à leur maître qui se montrent moins enclins aux jeux !

Il est un peu déconcertant de découvrir que le chien que nous avons imaginé joueur,

compagnon partant pour toute aventure, ne montre qu’un intérêt très limité pour des

balles ou des jouets qui couinent, et qui, surtout, ne semble pas très intéressé par ce que

font ses maîtres. Cependant, il serait dommage de se décourager ! Il est possible d’éveiller

l’intérêt d’un chien, au prix de beaucoup de patience et surtout de persévérance.

Renforcer le lien avec lui

Plus le lien entre maître et chien est fort, plus le chien sera coopératif. Certains chiens

demandent plus d’effort pour créer ce lien que d’autres qui ne quittent leur maître des yeux

dès leur arrivée à la maison…

Trouver un jouet qu’il aime

Tous les chiens aiment jouer. Mais tous les chiens n’aiment pas forcément rapporter une

balle ! Il y a d’autres jouets : différentes cordes à tirer, par exemple. On peut également

fabriquer un jouet en accrochant un petit objet ou jouet à une corde qu’on agitera devant le

chien et qu’il essaiera alors à attraper. Parmi les jouets à friandises, il y a des modèles qui

demandent au chien de réfléchir comment accéder au contenu que l’on peut varier selon les

préférences du chien. On peut lui cacher une friandise sous un gobelet et l’encourager de le

chercher. L’essentiel est de jouer régulièrement avec lui, chaque jour, même si c’est

seulement dix minutes.

Se rendre intéressant lors des promenades

Les chiens de chasse, surtout, sont souvent plus intéressés par les odeurs et les mouvements

qui trahissent la présence d’autres animaux que par les appels de leur maître. Dans ce cas, il

est utile d’attirer l’attention du chien régulièrement par une petite action surprise: on peut

lui lancer un petit jouet, par exemple. Ou cacher une petite friandise qu’il devra chercher.

Surtout, on peut l’appeler régulièrement par son nom et le féliciter à chaque fois qu’il lève

la tête ; au fil de quelque semaines, il le fera automatiquement à intervalles réguliers.

L’emmener à des endroits inhabituels

Certes, le chien aime la routine qui le rassure. Mais une fois qu’il a pris connaissance des

messages de ses congénères sur le parcours habituel, il peut trouver son trajet peu

stimulant. Il est alors être une bonne idée de changer régulièrement de parcours quotidien,

de trouver des endroits où il y a plus d’odeurs intéressantes, des bruits d’autres animaux…

Inventer des activités nouvelles

Apprendre à son chien des petits tours faciles est un moyen très efficace pour renforcer le

lien avec lui ! On peut lui apprendre à « faire le mort », par exemple, en lui demandant de se

coucher d’abord, de l’inciter ensuite à se coucher sur le flanc, tête au sol, et de rester

immobile. En le félicitant chaleureusement quand il s’exécute. On peut également lui

apprendre à chercher un petit objet et à le rapporter. Ses « séances de travail » devraient

rester courtes, car la capacité de concentration d’un chien est limitée : trois, quatre minutes

sont suffisantes surtout au début, quitte à reprendre l’exercice plus tard.

Lui offrir la possibilité de jouer avec ses semblables

Fréquenter d’autres chiens est un besoin inné chez les chiens, et si un chien ne prend pas

plaisir à des jeux avec ses semblables, c’est qu’il a un problème qu’un éducateur pourra

aider à résoudre ! Il y a différentes possibilités de permettre au chien de s’ébattre avec

d’autres chiens : il suffit de demander à un club canin ou une école de chiens !

Persévérer !

Ne pas se résigner ! Parfois, un lien fort entre chien et maître se manifestera seulement au

bout de quelques mois de ce genre d’activités communes, mais il se manifestera, c’est

certain !

Cependant, il n’est pas question de devenir l’esclave des humeurs de son chien : même si un

chien au départ indifférent et distant finit par solliciter son maître pour l’inviter aux jeux,

c’est toujours le maître qui décide du moment des jeux et des activités !

Sur la route des vacances !

Pas question de partir sans emmener le chien ! Voici comment rendre le trajet en voiture et l’arrivée plus facile pour lui.

 

En maîtres avisés, vous évitez les mauvaises surprises en réservant votre location pour les vacances ou le week-end prolongé seulement après avoir demandé si les chiens y sont admis.

Souvent, dans les hôtels, les chiens sont admis dans les chambres, moyennant un complément de prix ( par ailleurs toujours disproportionné par rapport au « service » fourni qui consiste en … rien !), mais très souvent interdit d’accès au restaurant, y compris le buffet du petit déjeuner : prenez vos précautions !

 

Le meilleur moment pour partir

Essayez de partir un dimanche à l’aube, pour éviter les embouteillages sous le soleil ; quand le GPS ou la radio annoncent un embouteillage important, prenez la prochaine sortie et contournez-le, car l’intérieur d’une voiture à l’arrêt chauffe très rapidement, une autoroute n’a pas de zones d’ombre, et sortir avec le chien serait trop dangereux.

 

À prévoir dans les bagages

Le carnet des vaccinations, et surtout un thermos avec de l’eau fraîche et un bol. Pensez à une serviette pour essuyer le chien en cas de pluie ou après l’avoir rafraîchi avec de l’eau. Quelques croquettes pour des trajets longs s’imposent également.

 

Gardez son espace frais

Quand il fait très chaud, la clim ne suffit pas, surtout à l’arrière d’un break. La protection par les pare-soleil sur les vitres n’est pas non plus efficace dans la durée. Une meilleure solution : Placez quelques accumulateurs de froid glacés sous la couverture du chien. Une serviette humide est également utile. Si le chien halète malgré tout, aspergez son pelage d’eau. Pour les chiens très sensibles à la chaleur, il existe des matelas rafraichissants et des patchs dans le commerce.

 

Évitez les grandes aires de repos

Dans pratiquement toutes les aires de repos, les chiens ne sont pas admis dans les espaces boutique, café, restaurant. Si les parkings ne sont pas ombragés, vous ne pouvez pas laisser votre chien attendre dans la voiture. Une meilleure solution : sortez de l’autoroute ou de la grande nationale, faites-le plein dans un centre commercial et cherchez une auberge accueillante pour vous et le chien. Dans l’idéal, repérez-en une avant le départ, en tapant « les bonnes tables sur la route de vos vacances » sur Google, et en vous rendant ensuite sur www.linternaute.com

 

 

 

Tenue en laisse obligatoire!

Peu importe le moment et l’endroit de votre pause : ne permettez jamais à votre chien de sortir de la voiture sans laisse. Même des chiens très bien éduqués peuvent s’effrayer ou s’avancer trop loin sur la route. Ils ne connaissent pas l’environnement (et vous non plus !). Le danger que le chien se fasse heurter par une voiture ou qu’il se perde, désorienté, est très réel.

 

À l’arrivée à destination

Laissez le chien dans la voiture pendant que vous réglez le formalités nécessaires et déchargez la voiture. C’est seulement après, il a le droit de sortir, en laisse, pour lui permettre de faire ses besoins, de se dégourdir les pattes et pour inspecter son territoire temporaire. Permettez-lui ensuite de bien renifler dans tous les coins de votre chambre d’hôtel, maison de vacances ou mobil-home et donnez-lui à manger alors que vous défaites vos valses. Déterminez dès l’arrivée un endroit pour sa gamelle de croquettes, son bol d’eau et son coussin, pour lui permettre d’avoir un coin à lui.

 

 

Si vous avez loué une maison

Si les chiens sont admis dans votre location de vacances, demandez les éventuelles règles : parfois, il est interdit de laisser les chiens seuls à la maison. Il y a quelques règles de base : dans une location, le canapé et les lits sont zone interdite pour votre chien. C’est non également quand il commence à faire dans les platebandes et les crottes sont évidemment à ramasser. Prévoyez deux, trois serviettes, une couverture de protection, une brosse pour enlever les poils du chien des meubles.

 

À l’hôtel

Gardez le chien en laisse pendant vos trajets en dehors de votre chambre. S’il n’est pas admis au restaurant, allez diner à l’extérieur. Au restaurant, réservez une table   tranquille, où il peut s’allonger sans gêner. Veillez à ce qu’il ne quémande pas à la table voisine. Si vous laissez le chien seul dans la chambre, pensez à accrocher le carton « ne pas déranger », le personnel de nettoyage vous en sera reconnaissant !

 

S’il arrive un petit accident…

Informez-vous avant le départ   ( c’est bon à savoir également pour la vie de tous les jours !) jusqu’à quel point votre assurance habitation dans sa partie « responsabilité civile » couvre les dégâts causés par votre animal. Notez le numéro de voter assurance et le numéro d’appel. Même un chien parfait peut balayer un vase d’un guéridon : informez-en la direction au plus vite.

 

Repérez des chemins de promenade

Si vous séjournez dans des villes, repérez sur un plan des endroits avec un peu de « nature » pour pouvoir promener votre chien ; n’oubliez cependant pas que dans la plupart des villes, les squares sont interdits aux chiens, et pensez à une quantité suffisante de sachets pour ramasser !

 

Une fois toutes ces précautions prises, vous allez profiter d’un séjour reposant pour vous et intéressant pour votre chien : des aventures communes comme la découverte d’un environnement inhabituel renforcent les liens entre le chien et son maître !

 

 

 

 

 

“Mon chien est un dominant “

Le malentendu le plus fréquent quant au comportement des chiens ? C’est celui de la domination.

Il y a tout d’abord cette théorie ancienne, encore très présente dans les esprits, que le chien serait comme le loup, vivant dans une meute organisée selon une hiérarchie très stricte, avec le dominant mâle « alpha », accompagnée d’une femelle dominant les femelles« bêta »,  et les autres mâles et femelles qui n’auraient rien d’autre en tête que de disputer leur place aux  deux dominants.

Cette théorie était basée sur l’observation des loups vivant en captivité, où les meutes étaient composées artificiellement. Depuis qu’il est possible d’observer les loups vivant en liberté, composées par des familles, les comportementalistes ont pu constater que dans une meute, les deux parents guident et  enseignent les louveteaux,  assistés par des frères et sœurs ainés, sans qu’il y ait de lutte pour le rôle du guide.

Un chien n’est pas un loup !

Qu’est-ce que cela signifie pour nos chiens ?  Tout d’abord, les chiens ne sont pas des loups. Ils vivent avec les humains depuis des millénaires et ont évolué en conséquence. Au contraire du loup, le chien veut coopérer avec l’humain. Et il accepte naturellement que c’est l’humain qui le guide dans cette coopération.

Guider ne signifie pas dominer !

Dans une relation saine et bienfaisante pour le chien, c’est l’humain qui le guide. Le chien a d’autant plus besoin d’être guidé, que notre vie motorisée, technicisée, bruyante, a fait perdre des repères pas seulement aux chiens mais également aux humains !  Nous ne vivons plus  avec nos chiens dans des fermes d’un autre temps, où à la rigueur, le chien pouvait se sentir capable de prendre des décisions nécessaires face aux situations qu’il rencontrait qui étaient générées par des animaux ou des humains et non pas par des engins.

Une hiérarchie de groupe entre … chiens !

Quand plusieurs chiens se rencontrent et sont censés d’agir ensemble, comme par exemple lors d’un cours d’éducation ou d’un jeu commun, une hiérarchie s’installe entre eux, comme dans tout groupe d’êtres vivants intelligents : il y a celui qui s’impose par sa taille, sa force ou son intelligence comme le « plus fort », et les autres ont à l’accepter, si nécessaire, au prix d’un coup de croc.

Un dominant ? Ou plutôt un mal éduqué ?

Les maîtres de chiens qui désignent leur chien comme « un dominant », parlent en réalité  de choses très différentes : soit leur chien se comporte d’une façon indisciplinée. Soit il défend avec véhémence sa gamelle ou son jouet. Soit il se montre agressif face à ses congénères. Ou bien il n’obéit pas aux ordres des maîtres. Tout cela n’a rien à voir avec de la « domination » ! Mais plutôt avec de l’éducation. Ou plutôt avec le manque d’éducation !

La domination n’est pas un trait de caractère

D’un point de vue scientifique, La domination ne décrit pas le caractère d’un individu, mais une forme de relation entre deux individus. Dans certaines situations, l’individu A prend certaines libertés face à l’individu B, acceptées par ce dernier sans contester. Ce genre de relation permet d’éviter des conflits récurrents concernant des ressources ou des privilèges.

Elle n’est pas figée : un individu peut être « dominant » dans une situation et accepter le rôle de « dominé » dans une autre.

Quand un chien se montre agressif envers ses congénères, quand il montre à ses maîtres  les crocs dès qu’ils approchent de sa gamelle, ou quand il fait en général ce qu’il  veut, ce n’est pas qu’il est dominant. C’est un chien qui n’est pas éduqué. Par conséquence, c’est un chien stressé qui est mal à l’aise face à des maîtres qui ne jouent pas leur rôle de guide.

Bon à savoir : un chien peut être amené à changer de comportement et apprendre des « bonnes manières » jusqu’à un âge avancé – grâce aux conseils d’un éducateur canin professionnel.

Ma première acquisition d’un chien

Aujourd’hui, c’est le grand jour, vous avez décidé de franchir le pas et de faire votre première acquisition d’un chien. Cependant, vous vous posez beaucoup de questions. Vais-je prendre un chiot ou un adulte ? Plutôt un chien de refuge ou un chien d’élevage ? Un chien de race ou un croisé ? Tant de questions auxquelles je vais vous répondre pour orienter votre choix final.

Un chiot ou un adulte ? 

Si votre choix se tourne vers un chiot, pensez qu’il faudra tout lui apprendre. La propreté, se tenir correctement lors de vos absences qu’il se comporte correctement en extérieur au contact d’autres personnes et d’autres animaux, bref l’éduquer et le socialiser. C’est indispensable à sa bonne éducation. Il va falloir lui consacrer du temps. Cependant, en le prenant jeune, vous aurez plus de facilité à l’éduquer et à l’habituer à votre mode de vie.

Vous ne souhaitez pas passer par la case propreté et destruction, alors, optez pour un adulte avec qui, généralement, vous ne rencontrerez pas ces soucis-là. Par contre, le caractère est plus affirmé donc plus compliqué à faire évoluer. Qu’il vienne de refuge ou d’élevage, il a passé une partie de sa vie sans vous. Alors, quand vous l’adoptez, vous le prenez avec son passé.

Un chien pur race ou un croisement ?

C’est un choix qui vous aient propre. C’est sur votre mode de vie et sur ce que voulait faire avec votre futur compagnon canin qu’il faut se poser la question. Vous êtes sportif ? vous aimez ou non le toilettage ? Vous voulez qu’il vous suive partout ? Posez-vous les bonnes questions. N’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel qui vous aidera dans ce choix. Surtout, ne craquez pas que sur un physique ! On voit encore beaucoup trop d’acheteur qui craquent pour un petit nounours de 2 mois et qui ne s’attendait pas qu’adulte il pèse 60 kg.

Comment l’accueillir pour son arrivée à la maison ?

Avant son arrivée à la maison, il faut que les règles soient bien mises en place et respectées par toutes les personnes du foyer. Désignez-lui son “dodo”, un endroit où il pourra être tranquille sans être dans le passage. Éviter de le mettre dans la chambre, même si ce n’est pas sur le lit, le jour où vous voudrez l’enlever il ne comprendra pas et risque de vous le faire comprendre à sa manière (aboiement, hurlement, destruction …). Même si son arrivée est très attendue, ne vous jetez pas sur lui. Votre nouveau compagnon arrive dans un nouvel environnement où il va avoir besoin de temps pour s’acclimater, laissez-le découvrir calmement sa nouvelle maison.

Voilà quelques conseils de base pour accueillir au mieux votre premier chien. Si son acclimatation est difficile, tournez-vous vers un éducateur canin professionnel pour vous aider.

À vous de jouer.

Clément.

 

 

Mon chien ne m’écoute plus quand il y a d’autres chiens !

“Mon chien est ingérable en présence d’autres chiens”, “il ne fait plus attention à moi lorsqu’il y a des congénères”, toutes ces phrases que j’entends lorsque les maîtres font des cours d’éducation avec leur animal de compagnie. En effet, tout seul au milieu d’un champ, sans personnes, sans chiens, tout se passe à merveille. Par contre, s’il vient une perturbation telle qu’un copain canin, c’est le drame. Tous les acquis que l’on pensait avoir se sont envolés. Alors, pourquoi et comment faire pour que cela ne se reproduise pas ?

  • Créer un lien avec lui : est-ce que votre animal vous regarde lorsque vous l’appelez ou même lorsque vous lui donnez un ordre ? Si ce n’est pas le cas, il faut déjà commencer par ça. Si votre chien vous regarde lorsque vous communiquez avec lui, vous aurez beaucoup plus de chances qu’il réponde à votre commandement. Pour ça, vous pouvez vous aider d’un jouet sonore. Appuyez brièvement dessus lorsque vous l’appelez et récompensez-le en lui donnant lorsqu’il vous regarde. Essayez au fur et à mesure de vous débarrasser de ce jouet pour que la meilleure récompense ce soit vous et vos caresses.

 

  • Apprenez-lui des bases solides seul : avant de vous mesurer aux autres congénères, apprenez-lui les bases d’éducations (assis, revient, ne pas bouger …). Au fur et à mesure, augmentez la difficulté de l’exercice. Si votre chien répond correctement à ses ordres, il aura plus de facilité à répondre avec des stimulations extérieures.

 

  • Ne lui interdisez pas tout : lorsque vous rencontrez une autre personne et son chien en ballade, n’hésitez pas à poser la question si les 2 congénères peuvent jouer ensemble (s’ils sont sociables). Dans un premier temps, cela continuera la socialisation, et ça permettra aussi à votre chien de se défouler et d’accepter plus facilement son retour vers vous. Plutôt que de lui interdire sans arrêt le contact des autres amis canins, laissez-le se défouler pour moins le contrarier.

Si vous rencontrez des difficultés, vous pouvez vous faire aider par un éducateur canin de l’école du chien qui sera vous conseiller sur la marche à suivre.

Maintenant, c’est à vous de jouer.

Un nouveau maître ?

Les chiens n’ont pas du mal à s’adapter à une nouvelle vie

Les légendes ont la vie dure et dans ce domaine, elles sont particulièrement tenaces : un chien, dit-on, reste fidèle à son premier maître, déprime, voire même périt à sa disparition, et aura du mal à accepter une nouvelle relation avec un humain. Dans un certain nombre de récits émouvants, destinés à témoigner de cette fidélité inconditionnelle, le chien inconsolable se rendrait même chaque jour sur la tombe de son maître décédé…

Il s’agit d’un exemple classique d’anthropomorphisme, c’est à dire de l’attribution d’un comportement humain à un animal. Car nous, les humains, sommes marqués à vie par les relations que nous avons vécues pendant notre enfance : un enfant qui a pu établir des liens forts avec au moins un de ses parents gardera avec cette personne de confiance une relation exclusive pendant toute sa vie. Un enfant qui ne s’est pas senti aimé, rassuré par au moins l’un de ses parents et qui n’a donc pas connu de sécurité émotionnelle, aura pendant sa vie d’adulte du mal à construire de nouvelles relations proches. Quel que soit notre passé émotionnel : nous mettons du temps avant d’établir une relation de confiance avec un nouveau venu dans notre vie.

Le chien est moins compliqué

Pour le chien, c’est plus facile. Il s’adapte très vite à de nouvelles conditions de vie, d’autant plus quand elles sont agréables ! Comme l’ont constaté les chercheurs qui ont observé des chiens dans des refuges*, les chiens, même quand ils ont été négligés pendant leur phase de chiot, s’habituent très vite aux conditions nouvelles favorables. Et même un chien plus âgé est capable de s’adapter au mode de vie d’un nouveau partenaire humain. Il le fait, en plus, très rapidement : les observations faites dans les refuges ont montré qu’une brève rencontre agréable avec une personne est suffisante pour que le chien préfère cette personne ensuite à d’autres. Ce qui permet la conclusion que dans un refuge ce n’est pas la cage avec les barreaux qui traumatise le chien, mais le manque d’une relation sociale, le manque d’un maître !

Avant de craquer, mieux vaut vérifier !

Cette facilité de s’adapter à une nouvelle famille, à un nouveau maître, ne signifie pas que chaque chien adopté dans un refuge sera par principe le chien idéal pour n’importe quelle famille. Car même si le chien acceptera son nouveau maître, il pourra avoir des problèmes de comportement causés par des traumatismes subis dans son passé, ou bien il pourrait avoir du mal à s’adapter, par exemple, à la présence de jeunes enfants.

Avant d’adopter un chien dans un refuge, l’important est de bien se renseigner sur son passé et de penser à comment il va s’adapter à votre mode de vie.

*Extrait du livre L’homme et le chien de Kurt Kotrschal.

Mon chiot mordille

Lorsque les clients viennent me voir avec un chiot j’entend souvent la même chose : mon chiot me mordille, il me fait mal, comment faire pour qu’il arrête ?

Lors d’un câlin ou d’un jeu avec votre chiot, on n’a tous reçu ses petites dents pointues sur la main. C’est désagréable n’est-ce pas ? Si votre animal fait ça, ce n’est pas par méchanceté, ni parce qu’il fait ses dents. Le chiot joue avec ce qu’il peut, c’est-à-dire sa gueule. C’est aussi avec ça qu’il va découvrir le monde.

Comment faire pour qu’il arrête :

  • évitez les caresses sur la tête : lorsque l’on fait ça, c’est comme-ci on le “barbouillait” ce n’est pas très agréable pour lui. Essayez sur l’un de vos proches pour tester leur réaction! De plus, la caresse que vous faites sur sa tête est en contact direct avec sa mâchoire, ce qui facilite le mordillement. Pour y remédier, favoriser les caresses sur les flancs (le côté du ventre). Cette caresse est plus agréable pour lui (on voit souvent le chien se courber ou même se mettre sur le dos pour en profiter) et la main n’est plus en contact avec ses petites dents. Certes, cela ne l’empêchera pas qu’il vous mordille mais le plaisir de la caresse et l’éloignement de la main tentera moins votre chiot.

 

  • ignorez-le : lorsque votre chiot joue avec ses frères et sœurs, il peut arriver qu’en jouant il morde trop fort. Cela entraînera un petit hurlement de son congénère qui le fera lâcher automatiquement. Du coupquand l’animal vous “mord” pousser un petit cri aigu qui fera lâcher la prise de votre chiot. Une fois fait, partez à d’autres activités en ignorant complètement votre chiot pendant 10-15 minutes. votre chiot trouvera ça désagréable et comprendra vite que mordillement = on s’occupe plus de moi.

 

  • donnez-lui des jouets appropriés : pour que votre chiot puisse tester la force de sa mâchoire, vous pouvez lui prendre ce que j’appelle des “coin-coin” (des jouets sonores). Plus votre chiot va appuyer fort sur le “coin-coin” plus le jouet fera du bruit et inversement. Vous pouvez vous référer à un précédent article que j’ai écrit qui s’appelle “les jouets des chiens”.

Alors, mordille-t-il toujours ?

 

Socialiser mon chiot

Lorsque l’on accueille un chiot chez nous, il est possible que celui-ci ait des appréhensions, peur de certains bruits. Cela peut être envers différentes choses comme l’aspirateur, les chiens, les voitures, les gens… Si l’on ne fait rien, votre animal, par peur, pourrait se mettre en danger en voulant fuir une crainte. Il pourrait aussi se manifester en aboyant constamment pour se rassurer ou même mordre pour se défendre, d’ou l’importance de la socialisation.

La socialisation commence avant même l’acquisition de votre chiot. En effet, lorsque le chiot est avec ses frères et sœurs, il commence doucement à se tester sous l’œil attentionné de la mère qui “arbitre”. Lorsque le chiot va un peu trop loin dans la bagarre, s’il “mord” un peu trop fort son congénère et que celui-ci “pleure”, le chiot comprend qu’il y a été trop fort et doit donc se stopper sous peine que la mère intervienne.

 

Lors de l’acquisition du chiot à l’âge de 8 semaines (2 mois), sois l’âge légal où vous pouvez posséder un chien, vous pouvez commencer la socialisation.

Ce qu’il faut faire :

  • Habituez-le à toutes sortes de bruits : que ce soit à la maison (ex : l’aspirateur) ou à l’extérieur (plage, forêt, centre-ville …); faites-lui faire des promenades à divers endroits pour lui permettre de découvrir et d’entendre des bruits inhabituels (voitures, bruits des vagues, oiseaux …) afin qu’il s’y habitue et qu’il n’y porte plus attention par la suite.
    Faites-lui rencontrer des gens et d’autres chiens : lors de nos ballades, on rencontre souvent d’autres compagnons à quatre pattes, c’est alors l’occasion de demander la permission au propriétaire pour que votre chiot puisse jouer avec son congénère.

Sinon, tournez-vous directement vers l’école du chien pour participer à des cours de socialisation où il rencontrera tout type de chiens, qui auront le même âge que le vôtre, et où il verra d’autres adultes et enfants que vous. Tout ce qu’il faut pour bien se socialiser.
Ce qu’il ne faut pas faire :

  • Ne pas le “surprotéger” : lorsque l’on a un petit chien, on a tendance à le prendre dans nos bras pour lui faire des câlins ou tout simplement parce qu’il ne veut pas avancer en laisse. Lorsque vous faites ça, vous l’empêchez de se socialiser. En effet, vous placez votre chiot sur un piédestal où il se sentira plus fort. C’est en faisant ça qu’en grandissant il demandera systématiquement vos bras par manque d’habitude, car il aura trop peur du contact avec ses congénères.
  • Ne le réconfortez pas : lorsque notre animal a peur, on a le réflexe de vite lui faire un câlin en le rassurant et en lui disant que tout va bien. Mais lorsque vous faites ça, vous faites tout le contraire, vous encouragez votre chien à avoir peur. Je m’explique, quand c’est un enfant qui a peur on peut lui expliquer pourquoi il ne faut pas avoir peur. Pour un chien, c’est plus compliqué, car il ne comprend pas réellement notre langue lorsqu’on lui parle, par contre il a vite appris que la caresse voulait dire “bravo”. Alors, quand vous le caresser pour lui dire “n’ai pas peur”, pour votre chien c’est comme-ci vous lui disiez “c’est bien, continu d’avoir peur”.La socialisation est ce qu’il y a de plus important avant l’éducation. Si votre chien est socialisé, il avancera dans la vie avec beaucoup plus de facilité et cela vous rendra la vie avec votre chien beaucoup plus agréable !

Que faire lorsque l’on perd notre chien ?

« Perdu : Loulou, Beagle de 3 ans… »

Ce genre d’affichette collée sur réverbères, arbres et clôtures témoigne d’un véritable cauchemar : notre chien, compagnon de notre vie quotidienne a  disparu,  s’est perdu on ne sait pas où, on ne sait pas ce qu’il devient, s’il est encore en vie…

Les chiens s’échappent et se perdent, parfois effrayés par un bruit, parfois poussés par leur instinct de chasse à poursuivre une proie dans un terrain inconnu. Une fois leurs repères perdus, les chiens paniquent et ne retrouvent plus le chemin du retour. Quand ils se sont échappés à un endroit de promenade, dans un environnement inconnu, c’est pire : s’ils finissent, grâce à leur odorat, par retrouver leur point de départ, le plus souvent, leurs maîtres affolés ne sont plus sur place, partis à leur recherche…

Que faire ? Quand votre chien s’échappe  en votre présence, l’essentiel est de rester à l’endroit  d’où il  est parti. Essayez d’alerter quelqu’un qui peut attendre près de la voiture ou à la maison et ouvrir le portail, mais surtout restez sur place, même si cela devait durer des heures ! Dans la majorité des cas, le chien retourne à l’endroit d’où il est parti. S’il ne trouve alors pas son maître, il panique. Et dans cette panique, il va courir n’importe où, peut-être même sous une voiture.   En l’attendant, prévenez la police, les refuges, les vétérinaires…

Quand vous supposez que le chien erre dans un bois ou un terrain particulier, il est recommandé d’installer une trace olfactive partant des quatre directions vers un endroit central où on attendra le chien : en tirant un vêtement porté  du maître derrière soi pour renforcer l’odeur. Pourquoi ne pas simplement appeler le chien ? Parce qu’un chien qui panique n’a plus rien à voir avec le gentil chien de famille ! Il se comporte maintenant en mode instinctif, comme un animal sauvage : il va fuir les voix et les appels et se cacher. La seule façon de l’atteindre reste l’odorat. Même un chien d’habitude pacifique qui s’est par exemple blessé lors de sa fugue et ne peut plus avancer, montre les crocs et ne permet pas qu’on l’approche. Dans ce cas, il faut s’asseoir tranquillement et prendre le temps de se glisser lentement vers le chien jusqu’à ce qu’il retrouve ses esprits et comprenne qu’on est venu le sauver !

Votre chien a fugué ? Contactez les vétérinaires des environs, la gendarmerie, les refuges, mais aussi des organismes tel que les associations, centre canin…

Pourquoi certains chiens sont plus fugueurs que d’autres ?

Peu importe la race, quand ils sentent la présence d’une chienne en chaleur, il peut arriver aux  mâles de suivre leur  instinct et de fuguer pour aller la voir.  Mais il y a également des femelles fugueuses, et certaines races le sont plus que d’autres. Les chiens de chasse, et particulièrement ceux à l’odorat très développé, comme les beagles, par exemple, auront plus de mal à maîtriser leur envie d’aller poursuivre une proie potentielle qu’un chien de troupeau ou un chien de garde.

Certaines races, comme par exemple les loulous de toute taille, utilisées depuis des générations comme chiens de garde ( ou de compagnie pour les plus petites), sont réputées pour leur manque d’envie de fuguer.

Cependant, un chien jeune et dynamique qui reste seul toute la journée dans un jardin sans autre animation que le facteur déposant le courrier dans la boîte aux lettres à côté du portail, risque d’essayer de trouver une possibilité de s’échapper pour aller explorer les environs. Tout comme un chien qui s’ennuie et qui manque d’exercice. Quand on a choisi un chien de chasse ou de travail, il faut donc veiller à l’occuper suffisamment pour qu’il n’ait pas besoin d’aller voir ailleurs.